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Jean Baptiste KONIECZNY
Secrétaire Général
La situation de l'emploi dans notre pays ne cesse de se dégrader rapidement et inexorablement. Tous les indicateurs virent au rouge. Toutes les professions sont touchées: l'automobile et sa sous-traitance, la verrerie, la cartonnerie, mais aussi les services publics où l'on fusionne, l'on restructure avec le seul objectif de réduire massivement les effectifs… Même les commerces sont aujourd'hui inquiets à cause de la baisse importante du pouvoir d'achat, et le pire ne semble pas être derrière nous !! Malgré tout cela, un grand nombre de salariés semble n'avoir rien compris à ce qui arrive !
Le 3 décembre dernier les élections prud'homales ont enregistré la plus forte abstention de ces vingt dernières années !
1 électeur sur 3 s'est déplacé au bureau de vote. Le désintéressement pour cette institution prud'homale risque de remettre en cause sa pérennité.
Paradoxalement, pendant la période qui a précédé le scrutin et encore maintenant, jamais nos permanences juridiques n'ont été autant sollicitées !!
Les litiges entre salariés et employeurs sont de plus en plus nombreux. Des salariés se voient sanctionnés, voire licenciés sans motifs valables, parfois même sans ménagement et sans aucun respect de la procédure !! Comment interpréter un tel désintéressement pour cette institution, quasiment unique en Europe, où les frais de dossiers sont peu onéreux et où les salariés ont gain de cause 9 fois sur 10 ??Faut-il revoir l'organisation de ces élections ?
Notre Organisation syndicale y réfléchit déjà et fera des propositions qui tendraient vers une organisation des élections prud'homales plus simple pour les salariés et plus proche de leur lieu de travail. Espérons qu'entre-temps, le gouvernement ne fera pas une économie supplémentaire en supprimant cette institution juridique gratuite et en la remplaçant par une institution professionnelle payante…Le 29 janvier prochain, l'ensemble des organisations syndicales appellent à manifester pour la défense du pouvoir d'achat des actifs, des sans emplois, des retraités du Public et du Privé, mais également pour la sauvegarde de l'emploi. Pour l'Union Départementale Force Ouvrière du Pas-de-Calais, la manifestation aura lieu à Lens et partira de la gare à 14 H 30.
Venez nombreux pour vous faire entendre et défendre le pouvoir d'achat et les emplois. Actifs, retraités, étudiants, venez vous ranger derrière notre banderole.
Dans l'attente de ce grand rassemblement, laissez moi vous souhaiter à toutes et à tous, que l'année 2009 se termine mieux qu'elle ne commence !!
Jean-Baptiste KONIECZNY
BUREAU EXECUTIF CONFEDERAL 2007 du SYNDICAT FO |



SOUVENIR des PIONNIERS |
André VIOT (1910-1996)
André VIOT nous a quittés le 2 février 1996 dans l'Hérault, où il résidait depuis sa retraite.
En 1945, les communistes ont fait en sorte de se présenter aux listes communes de la Résistance pour les élections municipales en se référant de la CGT leur permettant de conquérir la majorité à la CGT. En septembre, la nouvelle majorité confédérale va plus loin : elle s'aligne sur le parti communiste et appelle à voter "NON" au référendum constitutionnel. C'est alors que pour défendre l'indépendance syndicale et pour essayer de la reconquérir "de l'intérieur", se forment les groupes "FORCE OUVRIERE" en décembre 1945, autour du journal du même nom qui fait suite à "Résistance Ouvrière" de la guerre.
C'est André VIOT qui le dirige et qui lui a donné son titre.
Pour expliquer comment "Résistance Ouvrière" s'est mué en "Force Ouvrière", André VIOT déclarait : "La machine à broyer communiste était en marche et le bureau de Bothereau était devenu le bureau des pleurs de tous ceux qui perdaient leur syndicat, leur union départementale ou leur fédération. Ils venaient lui expliquer comment les ex-unitaires les avaient mis sur la touche. Nous étions de plus en plus nombreux à voir enfin clair, mais nous ne savions pas comment faire face. Au printemps 1945, les événements se sont accélérés. Certains camarades ont commencé à quitter la CGT pour créer des syndicats autonomes en expliquant qu'ils ne pouvaient plus continuer dans ces conditions. Il fallait réagir."
"Hier résistance, aujourd'hui force" , cette petite phrase, qui allait marquer l'ensemble du syndicalisme français, est de lui.
Sa biographie est assez atypique. D'une famille ardennaise, il naît à Hanoi, en Indochine française, en octobre 1910. Son père, fonctionnaire, y est directeur des douanes. De retour en métropole, il poursuit ses études au lycée Chanzy de Charleville, puis au lycée Faidherbe de Lille. Instituteur, il se sent à l'étroit dans l'Hexagone. Il part donc enseigner en Tunisie. En 1939, il est mobilisé en France. Démobilisé il retourne en Tunisie où il reprend son poste. Par la suite, il rejoint les Force Françaises Libres après le débarquement en Afrique du Nord en 1942. Il participe à la campagne de Tunisie qui chasse d'Afrique du Nord les Allemands et les Italiens. Avec sa division, il rejoint le Maroc pour préparer le débarquement en France. Le Comité National de libération le convoque alors à Alger, où il devient le chef adjoint du service de renseignements de la France Libre. A la libération, André VIOT commence une triple carrière de journaliste. Fin 1944, il est chef du service économique et social à la Radio Télévision Française. Sur les ondes de la radio nationale, il fonde un service d'informations sociales et lance l'émission "le magazine du travail". De 1957 à 1965, il est chef de service des informations sociales de l'ORTF. Parallèlement, de 1945 à 1960, il assure la rubrique hebdomadaire "Vie et travail" au quotidien "L'Ardennais", dont il devient le rédacteur en chef de 1965 à 1970, directeur de 1970 à 1973, puis président directeur général en 1973. Ce bourreau de travail fut donc aussi le rédacteur en chef de "Résistance Ouvrière" en 1944-1945, puis de "Force Ouvrière" jusqu'en 1957.
A la fondation de la CGT-FO, en 1948 il fut élu Secrétaire du Syndicat Général des Journalistes F.O.
SOUVENIR des PIONNIERS |
HISTOIRE de notre Syndicat |
Un peu d'histoire
Il y a 100 ans - La Charte d'Amiens Votée le 13 octobre 1906, elle proclame hautement l'indépendance du syndicat par rapport à "l'état oppresseur", au "patronat exploiteur" et à l'ensemble des partis politiques. Ce qui s'est passé cette année là
18 janvier Armand Fallières est élu Président de la République.
1906 Onze ans après sa fondation, la Confédération Générale du Travail réaffirme avec force l'indépendance du syndicat par rapport aux partis politiques. Il s'agissait, pour ce Congrès, de savoir comment désormais on organiserait la manifestation du 1er mai et de conclure la question des rapports avec les partis politiques. Lors de ce Congrès d'Amiens, le 13 octobre 1906, une motion est adoptée à une écrasante majorité (830 voix contre 8 et 1 blanc). Cette Charte d'Amiens, est la résultante d'une alliance entre les syndicalistes révolutionnaires et les syndicalistes réformistes pour le maintien de l'indépendance syndicale par rapport aux partis politiques et par rapport à l'Etat. On a appris en 1920, qu'elle était l'uvre conjointe de Victor Griffuelhes et de Emile Pouget, autre militant des plus représentatifs du mouvement ouvrier français : "L'amélioration arrachée aux privilèges est proportionnelle à la conscience des travailleurs, à leur degré de cohésion, à leur vigueur". Déjà, à cette époque, nous relevons des revendications toujours d'actualité !!! En version intégrale, voici, la motion adoptée en 1906 à une écrasante majorité : "Le congrès confédéral d'Amiens confirme l'article 2, constitutif de la CGT.: La CGT groupe en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat" Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classes qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielle que morale, mises en uvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. Le Congrès précise, sur les points suivants, cette affirmation théorique : Dans l'uvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l'accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d'améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l'augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n'est qu'un côté de l'uvre du syndicalisme ; il prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale. Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d'avenir, découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait à tous les travailleurs, quelles que soient leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d'appartenir au groupement essentiel qu'est le syndicat. Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l'entière liberté pour le syndiqué, de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu'il professe au dehors. En ce qui concerne les organisations, le Congrès décide qu'afin que le syndicalisme atteigne le maximum d'effet, l'action économique doit s'exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n'ayant pas, en tant que groupements syndicaux à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre, en toute liberté, la transformation sociale." Il nous apparaît très important de faire remarquer que la tendance Force Ouvrière, n'admettant pas la direction du parti communiste au sein du mouvement syndical, quitta la CGT en 1947,, et se constitua en une confédération libre, fondée sur la conception de l'indépendance, définie par la Charte d'Amiens. La Charte d'Amiens fut un événement capital dans les annales du mouvement syndical français, en ce sens qu'elle fixera l'orientation des actions corporatives, strictement délimitées sur le plan économique et social. La motion admettait la liberté d'opinions des syndicalistes, mais précisait que leurs efforts devaient s'exercer avant tout dans le domaine économique, contre les abus du patronat. Le Congrès reconnut l'entière liberté pour le syndiqué d'avoir une conviction philosophique ou politique, se bornant à lui demander en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat, les opinions qu'il professe en dehors du groupement corporatif. Les organisations confédérées n'ayant pas à se préoccuper des partis et des sectes, qui en dehors et à côté peuvent poursuivre, en toute liberté, la transformation sociale. Les principes de la Charte d'Amiens furent respectés jusqu'en 1918. Au lendemain de la première guerre mondiale, les minoritaires communistes tentèrent en vain, de politiser la CGT. Au Congrès confédéral de 1920, les réformistes réaffirmèrent l'indépendance totale du syndicalisme envers les partis politiques, de même qu'au Congrès de Lille du 25 juillet 1921, les majoritaires refusèrent une fois de plus de trahir la Charte d'Amiens, et ce fut la scission le 27 décembre 1921. Victor Griffuelhes : Il fut le premier secrétaire de la C.G.T. de 1901 à 1909, ancien blanquiste reconverti au syndicalisme révolutionnaire et à l'indépendance syndicale (Léon Jouhaux lui succédera le 12 juillet 1909). Il s'est retiré de la vie syndicale après la première guerre mondiale. Ancien cordonnier, il meurt à l'âge de 49 ans à Paris. "Le Syndicalisme est le mouvement de la classe ouvrière qui veut parvenir à la pleine possession de ses droits sur l'usine et sur l'atelier. Il affirme que cette conquête sera le produit de l'effort personnel et direct exercé par le travailleur".
Travailleurs Handicapés UD FO 62 |
L'Union Départementale Force Ouvrière du Pas-de-Calais
organise avec la Confédération la journée régionale travail
et handicap Nord Pas-de-Calais Picardie
le mercredi 1er octobre 2008 – Centre Mercure – 58,
Boulevard Carnot à Arras.
UD FORCE OUVRIERE
DU PAS DE CALAIS
Tél : 03 21 698800 Fax : 03 21 698809

SALAIRES FO REFUSE LA FATALITE |
SALAIRES FO REFUSE LA FATALITE |
CRISE_2008: FO REFUSE LA SOLUTION PROSEE PAR LES VOLEURS |

SAUVONS LA POSTE |

Assemblée Générale des Mineurs 09 10 2008 |

L'assemblée générale de la section syndicale Force Ouvrière des retraités mineurs et veuves de mineurs de la Gohelle qui s'est tenue le 9 octobre 2008, sous la présidence de Jean-Baptiste KONIECZNY, secrétaire de l'Union Départementale Force Ouvrière du Pas-de-Calais, a réuni Jean-Pierre DAMM, secrétaire général FO des mineurs et assimilés, Roland HOUP, Vice-Président de la CAN et de l'AHNAC, César PASZKIER, secrétaire général FO des Mineurs du Nord Pas-de-Calais, Edouard DAPVRIL, Président de la CARMI Nord Pas-de-Calais, Serge RAGUENET, secrétaire de la section syndicale Force Ouvrière des retraités mineurs et veuves de la Gohelle, et Joël BIGOURD, secrétaire du syndicat des personnels de la CARMI Nord Pas-de-Calais.
Après que le secrétaire de la section de la Gohelle ait ouvert la séance en demandant d'observer une minute de silence en l'honneur des camarades disparus et que le secrétaire de l'Union Départementale ait fait un tour d'horizon des préoccupations actuelles des Français, en particulier sur le pouvoir d'achat, et sur les prochaines élections des prud'hommes, si importantes pour la représentativité de notre organisation syndicale, les intervenants ont exposé la situation de leurs secteurs de responsabilité.
On retiendra en particulier la reconnaissance de l'excellent travail de la section syndicale de la Gohelle et surtout la fidélité de ses syndiqués. On retiendra également que la dégradation du niveau de vie des retraités mineurs et des veuves de mineurs va crescendo. Une délégation Force Ouvrière a demandé audience au Ministère afin que les dossiers des pensions minières soit examinés avec une attention particulière.


RETRAITES NON |

RETRAITES NON |
VOS CONSEILLERS PRUD'HOMMES 2009 |
PRUDHOMALES de 2008 |
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Participation dans le Pas-de-Calais
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PRUDHOMALES de 2008 |
Congrés Départemental Mai 2007 |
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quelques photos de la préparation ,& des congressistes
quelques photos des intervenants
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Congrés Départemental Mai 2007 |
FO_COM_POSTES62 AG 2008 |
Les résultats mitigés lors des élections paritaires du 23 octobre 2007.
La nouvelle promotion à la Poste.
La menace concernant la disparition de la Fédération des Œuvres Sociales du Pas-de-Calais (FOS) avec la création d'une antenne régionale.
L'assemblée générale a exprimé sa volonté de préserver cet outil social de proximité, créé par les anciens, et la pérennité de ce joyau qu'est le centre de vacances de ROUSSENT. Une pétition pour la défense de cet acquis social a été distribué dans l'assemblée.
Le secrétaire départemental a évoqué ensuite les grands dossiers.
Au courrier :
La mise en place de "facteurs d'avenir" dans les établissements "courrier".
L'accord à la DOTC 62 de "Cap Qualité Courrier".
L'accord à la Plate-forme Industrielle du Courrier (PIC) d'Arras.
Au réseau Grand Public :
La mise en place des Territoires d'Activités et d'Initiatives (TERRAIN) qui regroupent autour d'un bureau principal des bureaux de proximité, des agences postales et des points postes (chez les commerçants).
Marc LOMBART a évoqué ensuite la disparition des directions départementales au 31 décembre 2007 et la création de " L'ENSEIGNE LA POSTE " divisée en territoires. Celui du Pas-de-Calais correspond au département comme à la DOTC (Direction Opérationnelle Territoriale du Courrier).
Dans sa conclusion, Marc LOMBART a remercié le bureau départemental et les responsables de bureaux pour l'aide apportée et a présenté le plan d'action pour l'année 2008.
Paul SCHOEMACKER qui a obtenu le quitus de la commission de contrôle après la présentation du rapport de trésorerie, a quelque peu stimulé les participants à l'assemblée pour qu'ils recueillent plus d'adhésions.
Vincent BLANCHEZ, secrétaire général adjoint de FO COM POSTES est ensuite intervenu sur les sujets d'actualités sociales : les salaires, la RG PP (révision générale des politiques publiques) à la Fonction Publique. Il a expliqué les tenants et les aboutissants de la nouvelle représentativité syndicale, la position commune CGT/CFDT/MEDEF et a terminé son exposé en mettant l'accent sur l'importance des futures élections prud'homales du 3 décembre 2008.
Jean-Baptiste KONIECZNY, clôture cette assemblée générale sur un sujet d'actualité : les retraites et la manifestation d'Arras l'après-midi de ce 22 mai. Il revient sur le dispositif mis en place dans notre département pour la campagne électorale en vue des prud'homales.
Il insiste sur l'extrême l'importance de l'implication de tous les adhérents, du privé comme du public durant les prochains mois, pour gagner ces élections si importantes pour Force Ouvrière.
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